«Marginalisées et gravement malades, des femmes qui vivent parmi nous s'érigent en modèles. Leurs problèmes s'affirment dans un contexte que nous connaissons tous: qui n'a aucun problème de communication ? Qui n'a aucun problème avec son image corporelle ? La plupart d'entre nous connaissent les sentiments de culpabilité à l'égard de leurs enfants ou la peur de perdre leur emploi. Ensemble, ces femmes réussiront cette ascension audacieuse. Elles nous encouragent à affronter les coups du destin et nous montrent que nous ne sommes pas seuls à y faire face.
Nous nous sentons encouragés à prendre nous-mêmes notre propre «mieux-vivre» en main.»

Jörg Weidmann
Kombinat – Büro für kulturelle Angelegenheiten, Thun

 

Le documentaire « Rope of Solidarity » (Cordée de Solidarité) retrace l’histoire d'une incroyable ascension : venues de toute l'Europe, cent personnes touchées par le cancer du sein montent à l'assaut du Breithorn, une montagne de 4162 m, non loin de Zermatt, en Suisse. Dans un cadre à couper le souffle, la grande cordée traverse le glacier, mais des nuages apparaissent à l'horizon...
Ces femmes ont vécu des épreuves exceptionnelles et savent aller jusqu’au bout de leurs limites. Elles racontent comment la maladie a transformé toute leur vie : dans leur corps, leur rapport aux autres, leur travail. En réponse aux marginalisations subies, elles affirment une extraordinaire soif de vivre.

Lorsque Maricel, qui vit à Lausanne, est tombée malade, elle avait 36 ans et ses deux fils 14 et 17 ans. « Ce n'est pas ma faute, mais vis-à-vis d'eux, je me sentais coupable d'être malade. » Maricel, qui est originaire de Colombie, ne peut compter sur le soutien de sa famille. Inquiets pour leur mère, ses fils se sont confiés à leurs amis. Ces jeunes se sont mobilisés pour soutenir Maricel, comme une famille.
Maricel est venue à Zermatt avec des jeunes femmes issues de différents pays d’Europe. Les problèmes auxquels ces femmes sont confrontées sont multiples. « Qu'en est-il des enfants, je pourrais en avoir après le traitement? » se demandait Tanja quand elle est tombée malade, à l'âge de 26 ans.
Sur les 100 femmes qui ont participé à l'ascension, quinze apparaissent dans le film. Le lien qui les unit va au-delà de la solidarité de la cordée. Ensemble, elles incarnent une VOLONTÉ DE VIVRE qui se manifeste par différentes formes d’empowerment. Bravant les stéréotypes imposés, elles ont appris à aimer leur corps abîmé et à s'impliquer pour ce dernier.

Ces femmes qui ont décidé de tenir le coup jusqu'au sommet du Breithorn ont l’habitude de l’adversité. Elles se sont préparées à l’ascension, plus qu'à cette maladie qui les a prises par surprise. En plusieurs petites étapes, elles traversent d'abord le glacier puis escaladent l'arrête neigeuse, jusqu'à la cime du Breithorn.
Cette situation potentiellement mortelle les incite à une remise en cause radicale des normes et valeurs en cours et de leurs relations avec autrui. Elles parlent de la redécouverte de leurs propres ressources, de la solidarité et de l'amour, mais évoquent aussi leur impuissance, la marginalisation, la souffrance et l'imperfection de leur corps. Dans « Rope of Solidarity », ces courageuses protagonistes unissent leurs forces de façon impressionnante pour ne plus former qu'un seul corps.

 

Réalisation, scénario et production Gabriele Schärer
Directrice de la production Anna Fanzun
Caméra Patrick Tresch
Son Balthasar Jucker
Montage Konstatin Gutscher
Musique Balthasar Jucker, Peter von Siebenthal, Gilbert Paeffgen

 

Documentaire, 68 Min.

Suisse, 2013

Langues:
Suisse allemand, Allemand, Français, Anglais

Sous-titres:
Allemand, Français, Anglais

Format: DCP

 

Images de presses (.zip 43 MB)